Couple partageant un moment de complicité dans un espace lumineux et épuré, illustrant comment désencombrer la maison peut contribuer à une relation plus harmonieuse et apaisée.

Decluttering as a couple: love also means making room

Désencombrer, ce n’est pas un mot qu’on associe spontanément à l’amour, je le sais. Et pourtant, à l’approche de la Saint-Valentin, c’est exactement là que mes réflexions m’ont amenée. Cette période de l’année me fait réfléchir à l’amour, évidemment… mais aussi à la façon dont on vit ensemble, dont on partage notre espace, notre quotidien, notre charge mentale. Et plus j’accompagne des femmes et des couples dans leur maison, plus je réalise à quel point aimer, ce n’est pas seulement être présent pour l’autre. C’est aussi savoir lui laisser de la place. De la vraie.

On parle beaucoup d’amour en février. Mais on parle peu de ce qui se passe entre les murs. De ce qui s’accumule. Des petits irritants. Des non-dits. Des objets qui prennent trop de place… et parfois, symboliquement, un peu trop de place dans la relation aussi.

Quand le désordre alimente la charge mentale

On parle beaucoup de charge mentale, et avec raison. Mais on oublie souvent de parler de l’impact du désordre sur celle-ci.

Voir constamment des choses qui traînent:

  • rappelle ce qui n’est pas fait
  • crée une tension de fond
  • empêche vraiment de décrocher

Dans un couple, ça peut vite devenir un terrain glissant. L’un voit le désordre. L’autre ne le voit plus. Et sans le vouloir, le ressentiment s’installe.

Désencombrer, c’est aussi enlever des couches de stress invisibles. C’est alléger le quotidien. Pour soi, mais aussi pour le couple.

Pile de vêtements accumulés sur une chaise dans une chambre, représentant le quotidien de nombreux couples et l’importance de désencombrer pour réduire la charge mentale.

Quand l’espace devient une source de tension

Je ne compte plus le nombre de fois où on m’a confié que le désordre et la mauvaise organisation de l’espace étaient une source majeure de conflit. Dans un couple, ça arrive souvent que l’un soit plus sensible au désordre que l’autre. Et ce décalage-là, s’il n’est pas nommé, peut vite devenir une source de tension. J’en parle d’ailleurs dans mon blogue “Vivre avec quelqu’un de bordélique”.

Ça peut être les vêtements qui débordent du garde-robe. Les papiers empilés sur le bureau.
Le fameux tiroir “fourre-tout” qui n’en peut plus. Ou simplement cette impression de ne jamais pouvoir respirer chez soi.

Souvent, on pense que ce sont des détails. Mais ce ne sont pas juste des objets. Ce sont des frictions. Des compromis non discutés. Des besoins non exprimés.

Et c’est là que désencombrer devient beaucoup plus qu’un geste pratique. Ça devient une façon de rééquilibrer la relation.

Désencombrer à deux: un acte d’amour (vraiment)

Désencombrer ensemble, ce n’est pas décider à la place de l’autre. Ce n’est pas faire le ménage émotionnel de quelqu’un d’autre. C’est ouvrir une discussion.

Dans un couple, chacun arrive avec son histoire. Ses habitudes. Son rapport aux objets. Sa façon de se sentir en sécurité.

Pour certains, accumuler rassure. Pour d’autres, trop d’objets étouffent.

Quand on désencombre à deux, on apprend à écouter. À comprendre pourquoi tel objet est important pour l’un et pourquoi il dérange l’autre. Ce n’est pas toujours simple. Mais c’est profondément sain.

Deux personnes qui trient et rangent des vêtements ensemble, montrant que désencombrer à deux peut devenir un geste de collaboration et de respect dans le couple.
Coin lecture chaleureux et organisé près d’une fenêtre, illustrant comment désencombrer permet de créer des espaces personnels propices au calme et à la paix d’esprit.

L’importance des zones personnelles dans un espace partagé

Même si je crois profondément que désencombrer peut être un geste d’amour, je crois aussi tout autant qu’aimer ne veut pas dire s’effacer. Vivre à deux, ce n’est pas tout partager sans limites. C’est plutôt trouver des compromis qui respectent les besoins de chacun. Et non, il n’y a absolument rien de mal là-dedans.

Dans un espace partagé, avoir des zones bien à soi, c’est sain. C’est une façon de dire: j’existe ici, toi aussi. Pour certaines personnes, ça va être un coin lecture. Pour d’autres, un espace pour jouer aux jeux vidéo, bricoler ou simplement décrocher. Parfois, ça tient à peu de choses: un tiroir, une tablette, une section du garde-robe. Mais ces petits espaces-là font une grande différence.

Quand on désencombre de façon réfléchie, on crée justement l’espace nécessaire pour que chacun puisse respirer à sa manière. Et honnêtement, ce genre d’équilibre évite bien des tensions inutiles au quotidien.

En cette Saint-Valentin, aimer autrement

Si tu lis ce blogue à l’approche de la Saint-Valentin, j’aimerais te proposer une autre vision de l’amour.

Pas celle des fleurs et des grands gestes. Mais celle des petits ajustements du quotidien.

Peut-être que cette année, aimer, ça pourrait être:

  • libérer un espace commun
  • revoir certaines habitudes
  • ou simplement ouvrir la discussion

Désencombrer, ce n’est pas juste une question d’organisation. C’est une façon de prendre soin de ce qu’on construit à deux.

Et si tu sens que tu as besoin d’un regard extérieur, d’un accompagnement doux et sans jugement, sache que je suis là. Toujours avec la même intention: t’aider à créer un espace qui apaise. Un espace où l’amour peut respirer.