Femme discutant avec un proche à la maison dans le cadre de la préparation de sa succession et du désencombrement.

Préparer sa succession grâce au désencombrement

Quand on parle de préparer sa succession, on pense souvent au testament, aux assurances ou aux documents légaux. Ce sont évidemment des éléments importants, mais il y a aussi tout ce qu’on laisse derrière soi au quotidien : une maison remplie d’objets, des boîtes de photos, des papiers accumulés, des souvenirs, des comptes numériques et parfois plusieurs années de choses à trier.

Dans mon travail d’organisatrice professionnelle, je réalise à quel point cette réalité peut devenir lourde pour les proches lorsqu’un décès survient.

Faire du tri et mettre de l’ordre dans ses affaires de son vivant, ce n’est donc pas seulement une démarche pour soi. C’est aussi une façon de simplifier les choses pour ceux qu’on aime.

Désencombrer pour ne pas laisser des années de tri derrière soi

Nous accumulons tous des choses au fil des années. Certaines sont utiles, d’autres ont une valeur sentimentale et plusieurs restent simplement là parce qu’on n’a jamais pris le temps de décider quoi en faire.

Le problème, c’est qu’un jour, quelqu’un devra prendre ces décisions.

Est-ce que cette vaisselle a une valeur particulière? Est-ce que quelqu’un voulait garder ce meuble? Pourquoi cette boîte est-elle conservée depuis 20 ans? Peut-on donner ces vêtements? Et qu’est-ce qu’on fait de tout ce qui reste?

Après un décès, ces décisions qui semblent toutes simples peuvent devenir beaucoup plus difficiles.

Faire régulièrement du désencombrement permet de conserver ce qui compte réellement et de se départir progressivement de ce qui n’a plus sa place dans notre vie. Il n’est pas nécessaire de vider sa maison ou de devenir minimaliste. L’objectif est simplement d’éviter de transmettre, avec nos biens, des centaines de décisions à prendre.

Proches feuilletant ensemble un album de photos et partageant des souvenirs de famille.

Trier ses souvenirs pendant qu’on peut encore raconter leur histoire

Les objets sentimentaux et les photos sont souvent parmi les éléments les plus difficiles à trier après un décès.

Une photo peut être très précieuse lorsqu’on sait qui s’y trouve et dans quel contexte elle a été prise. Sans ces informations, elle peut devenir presque impossible à identifier quelques années plus tard.

C’est pourquoi je trouve particulièrement intéressant de faire ce tri avec ses parents ou ses proches pendant qu’ils sont encore présents.

On peut identifier les personnes sur les anciennes photos, inscrire des dates, conserver les images qui racontent réellement quelque chose et éliminer les doublons, les photos floues ou celles qui n’ont plus vraiment de signification.

Même chose pour les objets. Une personne peut nous expliquer pourquoi elle tient à un bijou, à un meuble ou à un souvenir de voyage. On découvre parfois des histoires qu’on n’aurait jamais connues autrement.

Ces discussions permettent aussi de savoir ce que la personne souhaite transmettre et à qui. Elles donnent du sens aux objets au lieu de laisser les proches essayer de le deviner plus tard.

Mettre de l’ordre dans ses papiers et ses documents importants

Avec les années, la paperasse peut rapidement s’accumuler : contrats, factures, documents bancaires, assurances, garanties, déclarations, documents liés à la maison…

Faire un ménage périodique permet d’éliminer ce qui n’a plus besoin d’être conservé et, surtout, de rassembler les documents importants à un endroit logique et connu d’une personne de confiance.

Il peut aussi être utile de dresser une liste des informations dont vos proches pourraient avoir besoin : institutions financières, assurances, abonnements, personnes à contacter ou autres renseignements importants.

L’objectif n’est pas que tout soit parfaitement classé. Il faut surtout éviter que vos proches aient à fouiller chaque tiroir et chaque boîte pour essayer de comprendre ce qui est important.

Documents et papiers à trier et à organiser pour faciliter la préparation d’une succession.

Ne pas oublier sa vie numérique

Aujourd’hui, une partie importante de nos affaires n’existe plus dans un classeur.

Nos photos peuvent être dans le nuage. Nos factures arrivent par courriel. Nous avons des comptes sur les réseaux sociaux, des abonnements, des fichiers sur un ordinateur et des dizaines de comptes protégés par des mots de passe.

Cette partie de notre vie mérite elle aussi un peu d’organisation.

Il peut être pertinent de réfléchir à la façon dont une personne de confiance pourra retrouver les informations nécessaires le moment venu. Quels comptes existent? Où se trouvent tous les mots de passe? Où sont conservés les documents importants? Où se trouvent les photos familiales? Quels abonnements devront éventuellement être annulés?

On pense rarement à ces questions jusqu’au jour où quelqu’un doit essayer de reconstituer toute notre vie numérique.

Femme partageant un moment de complicité avec une proche plus âgée à la maison.

Avoir ces discussions avec ses parents

Je sais que ce ne sont pas nécessairement des conversations faciles à avoir.

Demander à ses parents ce qu’ils souhaitent faire de leurs biens ou leur proposer de commencer à trier certaines choses peut donner l’impression qu’on pense déjà à leur décès. Pourtant, ce n’est pas du tout obligé d’être abordé de cette façon.

On peut simplement commencer par une boîte de photos. Par un garde-robe qui déborde. Par des papiers qu’ils souhaitent classer depuis longtemps.

Le désencombrement peut devenir une occasion de jaser, de raconter des souvenirs et de transmettre des histoires. Il permet surtout de prendre ces décisions ensemble, sans urgence.

Et souvent, les parents profitent eux aussi immédiatement de cette démarche : une maison plus facile à entretenir, des espaces plus fonctionnels et la tranquillité de savoir que leurs affaires sont un peu mieux organisées.

Quand le décès a déjà eu lieu

Il arrive évidemment que le tri n’ait pas été fait avant.

Après le décès d’un proche, on peut alors se retrouver devant une maison entière à vider. Et ce n’est pas qu’une question de désencombrement.

Chaque objet peut ramener un souvenir. Une simple tasse, un vêtement ou un bout de papier peut soudainement devenir difficile à laisser partir. Il faut pourtant avancer, parfois dans un délai assez court, tout en composant avec le deuil et avec les décisions qui accompagnent déjà cette période.

Il est tout à fait normal que le processus prenne une dimension émotionnelle.

C’est d’ailleurs souvent dans ce contexte que des familles font appel à moi. Elles se retrouvent devant une maison ou un logement à vider et ne savent tout simplement pas par où commencer. J’ai l’habitude d’accompagner des personnes dans cette situation et je sais à quel point le tri peut être différent lorsqu’il est lié au deuil. Il faut parfois prendre le temps de s’arrêter devant certains objets, de raconter une histoire ou de consulter d’autres membres de la famille avant de prendre une décision. Mon expérience me permet d’apporter une certaine structure à cette étape, tout en respectant le rythme et la réalité de chaque famille.

Dans ces situations, mon rôle n’est pas de décider à la place des familles ce qui doit être conservé ou jeté. Je peux plutôt les accompagner dans le tri, structurer le processus et les aider à avancer une étape à la fois.

On peut notamment regrouper ce qui sera conservé par les membres de la famille, identifier ce qui peut être donné ou recyclé, trier les papiers et les photos et organiser progressivement les espaces à vider.

Mettre de l’ordre, c’est aussi prendre soin des autres

Préparer sa succession ne veut pas nécessairement dire tout régler en une fin de semaine.

On peut commencer tranquillement.

Une boîte de photos. Un classeur de documents. Un garde-robe. Une liste de comptes importants. Une conversation avec ses enfants ou ses parents.

Chaque petite décision prise aujourd’hui en est une de moins que quelqu’un devra prendre dans un moment potentiellement beaucoup plus difficile.

Pour moi, c’est aussi ça, le désencombrement : choisir ce qu’on souhaite conserver, transmettre et laisser derrière soi.

Et lorsqu’une famille doit plutôt faire ce travail après le décès d’un proche, StéZen peut être présente pour l’accompagner dans le tri et le désencombrement, avec respect, douceur et sans jugement.